Mon parcours pour devenir maman



J'ai très très longtemps hésité à vous parler de ma grossesse sur le blog. J'en ai pris conscience hier en comprenant que les stalkers, à qui je ne voulais pas dévoiler ma nouvelle vie, m’empêchaient d'être chez moi sur mon espace virtuel qu'est mon blog et ce depuis 6 longues années maintenant. Et hier j'ai décidé que je ne voulais plus de ça. Vous aviez bien compris que les publications étaient en phase descendante depuis ces deux dernières années et le fait d'avoir un recul certains et d'être enfin arrivée au stade de ma vie où la stabilité et la sérénité sont maître mot me fait enfin prendre le clavier.
Je vous avais partagé un semblant d'intimité en juin 2014 dans cet article où j'expliquais que je me sentais pas à ma place dans ma vie et je voulais vous remercier pour vos mots adorables et votre soutien.

Ça y est, aujourd'hui j'ai 30 ans, mon couple est en phase, mon corps s'est guéri et j'ai un ventre bien rond.

Ce ne fut pas un parcours long dans la procréation, mais long psychologiquement dans la construction du meilleur nid pour le bébé; nid physique et nid physiologique.

Il faut savoir que je suis prête dans ma tête à être maman depuis mes 23 ans. Moment où je rencontre mon ex et où je me dis au fil des années que ça ne devrait plus tarder à arriver. Même si mon boulot et mes horaires me fatiguent énormément et ce dès la première année, je décide de stopper la pilule et en faisant gaffe aux moments de fertilité, j'attendais quand même une surprise, un bébé qui s'invite parce que c'est le bon endroit et le bon moment. Mais ça n'arrivera jamais. Pas avec lui. Les années 5 et 6 ont été le chaos total et en parallèle on me découvrait une thyroïdite et maladie de Basedow qui expliquait les symptômes que je me trainais depuis 2011. Le traitement que l'on m'a fait prendre excluait toute grossesse et puis les mauvaises habitudes de mon ex n'auraient pas aidé je pense, j’espère qu'il a changé. Finalement la rupture, et je finissais par guérir (chose totalement inattendue quand on voit que ces traitements se prennent à vie). J'ai commencé à revivre, à faire du sport bien plus qu'avant, je me sentais mieux dans ma tête et ça se voyait dans mon corps. Reprendre les rennes du "moi" a été très bénéfique pour retrouver un optimisme perdu.

Pour la suite, le renouvellement et la continuité de cette phase positive s'est démultipliée lors de mon voyage en Australie. Un mois magique au travers d'un pays si lointain que ma vie en France m'importait peu et que le ressourcement était pur et si simple. Je ne remercierai jamais assez mon mec pour cette expérience dingue et je ne rêve, erreur nous rêvons que d'une chose: prendre nos chats et se barrer là bas pour toujours.
En attendant l'appartement en France a complétement changé (êtes vous comme moi à toujours changer les meubles de place?) et surtout une pièce est totalement dédiée au bébé.
Parce que oui, j'ai eu l'aval de mon endocrinologue pour lancer une grossesse sans danger. On avait bien l'idée en tête pour autant on se laissait quand même quelques mois voir s'il décide de s'installer seul dans mon ventre.

Nous avons visé des moments dits fertiles d'après mon application téléphonique qui s'avère être une vraie daube et finalement j'ai eu un cycle qui a duré tellement longtemps (61 jours je crois) et j'ai du prendre Duphaston sous les conseils de ma gynéco pour avoir mes règles. Et là je me suis dis que j'étais vraiment déréglée. Les hormones de la thyroïde et la pilule que j'ai prise pendant bien 13 ans n'ont clairement pas aidé mon corps. Je suis devenue anti hormones et autres perturbateurs endocriniens tellement c'est partout et que ça déboussole le corps. Bref, plusieurs mois de prises de sangs mensuels progestérone et thyroïde avec l'aide d'un médicament mais ça j'en parlerai dans une autre article, et pof mon test de grossesse s'est enfin avéré positif. Je l'ai su très tôt et je n'ai pas pu faire de grande cérémonie d'annonce de grossesse au papa, chez nous c'était plutôt "tu vois un deuxième trait sur ce machin?" Quelle euphorie hein.

Alors aujourd'hui je suis heureuse que mes seuls problèmes soient de gérer cette micro vergeture qui commence à s'installer sur mon ventre ou encore de démêler tout ce charabia de garde pour bébé.
Je suis si zen que je ne me souviens plus là dernière fois que ça m'était arrivée en tant qu'adulte. Je me réveille comme une fleur le matin. J'ai du temps, tellement que je procrastine à fond mais j'aime ça.
Bref tout va bien et à 30 ans je suis enfin à ma place dans ma vie ♥

Commentaires

  1. Bel article! Je te souhaite une belle grossesse <3

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  2. Qu'il est beau cet article! Je te souhaite le meilleur.

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